La manifestation organisée à la fin de la semaine dernière à Tarascon par la CGT a fait réagir le Conseil général. Augustin Bonrepaux fait clairement sien ce dossier qu'il juge urgent. Lui aussi veut un débat public.Lui aussi regrette le désengagement de l'Etat. "Mais il faut trouver des solutions ..."
"Si on nous dit que la Basse Ariège se développe c'est grâce à l'autoroute. Les opposants d'hier applaudissent aujourd'hui. Sans elle, il n'y aurait pas la presse de 40 000 tonnes à Pamiers, Praxair n'investirait pas à Mercus, on ne trouverait pas une unité de 100 emplois à Aston. Pour les entreprises c'est important. On ne peut pas réclamer de l'emploi sans aménagement". Pragmatique, Augustin Bonrepaux ne nie pas que ce serait à l'Etat de faire les travaux de la RN 20. Mais il n'y croit pas : "Autefois il y avait un contrat de plan Etat/région. L'aménagement Tarascon-Ax était programmé pour 2020. Rien n'a avancé depuis 2003. La déviation d'Ax verra le jour au mieux en 2011. Les déviations de Sinsat et de Tarascon devraient être finies. MAis les caisses sont vides. Il faut bien que nous trouvions des solutions. Alors le Président veut lui aussi ouvrir le débat. Il recevra la CGT dans ce cadre et il rappelle qu'il y a obligation par la loi si on ouvre une route à péage de conserver en parallèle une route nationale gratuite.
"Quand on voit l'état de la route dans les Pyrénées Orientales après le tunnel du Puymorens où un trafic énorme et des camions traversent des villages, on se dit que si nous n'allons pas de l'avant, dans 50 ans, nous serons au même point en Ariège. Je ne mésestime pas les difficultés, mais il ne faut pas saborder un projet qu'on ne connait pas encore".
Pour lui, cet aménagement ne passera qu'avec un accord côté espagnol. Il est prêt à discuter avec tous mais reste ferme : de toute façon "il faut agir".
Propos recueillis par Jean-Christophe Thomas |